Claude Véga in BarbaraSouvenez vous, vous les plus "anciens" de n'avoir jamais vu cette silhouette qui jouait de sa voix, de son regard fixe, de ses gestes de moulin à vent, et provoquait le rire. Je suis certain qu'au moins une fois vous l'avez vu....

Claude Véga pendant des années parodia Barbara. Ces parodies sont toujours placées sous le signe du respect. Comme il dit : "On ne peut bien parodier que ceux qu'on aime."

En octobre 1970, Barbara et Claude Véga sont à l'affiche du même spectacle. Tous deux occupent tous les soirs la minuscule scène de la Tête de l'Art à Paris. Barbara riait de bon cœur aux excès de Claude Véga. 

Jamais dans ses spectacles, Claude Véga, autant dans les textes que dans ses attitudes n'a usé de mauvais goût, de haine. Parmi les autres personnes de l'univers de Claude Véga je citerais Madame Edwige Feuillère, Joséphine Baker, Serge Lama, Juliette Gréco, Zizi Jeanmaire, Nana Mouskouri, Maria Callas....

Aussi je vous propose de découvrir ce texte reproduisant la parodie telle qu'elle a été gravée sur 33 tours.

Par les parodies de Barbara par Claude Véga se trouve A Brive la Gaillarde et le thème de Marienbad.

Barbara, La femme aux deux visages par Claude Véga


Je vais essayer de vous chanter une chanson nouvelle, ça s'appelle La femme aux deux visages. C'est toujours pratique parce que quand y en a un qui ne vous plait pas on prend l'autre.

Je suis la femme aux deux visages
Alter ego de mon gémeau
Cruelle et tendre au cœur volage volage
La Dame en noir au masque blanc
Qui pleure de rire trop souvent
La farfelue aux goûts bizarres étranges

En amitié je suis fidèle
Je dis présente quand on m'appelle
Au rendez-vous je serais là à l'heure

Un courant d'air me rend nerveuse
Je vais je viens tumultueuse
Agitation vertigineuse fiévreuse

Je suis la femme aux deux visages
Alter ego de mon gémeau
Cruelle et tendre au cœur volage volage

Si tu me cherches tu me trouves
Ardente comme jeune louve
Mouvante comme le nuage mirage
La voix pour moi est sans mystère
S'en allant au haut d'un lampadaire
Que mon regard de myope étique allume

Séduite enfin je m'abandonne
Mais il ne trouve plus personne
Le grand oiseau s'est envolé

Il plane plane il plane

Je suis la femme aux deux visages

Il plane il plane

Texte et musique de Roger Pouly et M. Mouchier


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