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En passant... Barbara nous dit bonsoir

En passant... Barbara nous dit bonsoir diffusé sur la TSR (télé suisse romande) jeudi 22 novembre 62. Le programme débute à 21 h 00 à la suite de la retransmission en Eurovison depuis Stokholm du ballet Alceste de Georg Friedrich Haendel.

Raymond Barrat (1920-2015) réalise le programme.

Colette JeanColette Jean (1919-2019) tout en tricotant reçoit le téléspectateur. Dans un décor différent pour chaque titre Barbara s'accompagnant d'un piano blanc chante six titres de son répertoire au programme chaque soir à L'Ecluse.

Le générique se déroule, la caméra montre les mains de Barbara sur le clavier, elle interprète un extrait de Chapeau bas. Ce même générique est repris en fin de programme.

La technique :
Cameramen : Henri Rossier, René Hug, Jean Zeller
Prise de son : Ennio Pollini
Chef de la photographie : Jacques Margot
Montage : Lise Lavauchy
Script girl : Liliane Annen
Décor : René Leuba

Dans un décor planté de croix blanches, Barbara interprète Veuve de guerre.

Puis sur fond noir elle chante Dis quand reviendras-tu ?.

Devant une maison aux volets clos avec une petite cage à oiseaux accrochée au mur elle reprend Les boutons dorés.

Des cadeaux couvrent le couvercle du piano, au fond se trouve une chéminée, Barbara chante Le père Noel et la petite fille de Georges Brassens.

Entourée de serpentins, Barbara interpètre Le temps du lilas.

Ces cinq titres se retrouvent dans le coffret de deux DVD Barbara, une longue dame brune paru en 2004.

S'ensuit une interview de Barbara par Colette Jean. Barbara revient sur ses erreurs dans le choix des titres lors de Bobino l'année précédente. Pour le moment elle dit faire ses classes au cabaret de L'Ecluse. "Le cabaret est le cours préparatoire du Music Hall". Barbara déclare avec véhémence qu'elle ne sait pas écrire des chansons. Elle fait des chansons suivant ses envies et non suivant des commandes. Colette Jean lui demande : Que feriez vous si je vous posais une question embarassante ? Alors Barbara se lève laissant la chaise vide.

La soirée se poursuit avec à 21 h 20 : Préfaces, La vie des lettres.


Dans son édition du lendemain, 23 novembre 1962, le quotidien La Tribune de Genève consacre un article après la diffusion de la veille :
"Barbara est en effet une des interprètes les plus fines et les plus originales de la chanson française. Cela tient à la fois du choix de son répertoire, de l’usage qu’elle en fait et du timbre de sa voix. Et puis Barbara ne s’accompagne pas à la guitare, mais au piano, et d’une manière délicate et souple. Elle confère ainsi aux chansons qu’elle interprète une dimension intime et secrète, synonyme de poésie. Elle sait évoquer avec sensibilité la mort, les petits riens du quotidien, ranimer les amours mortes, chanter celles qui vont naître. Tout ça avec une gamme d’expressions des plus riches. Il n’en faut pas plus pour passer devant le petit écran quelques instants privilégiés."


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