Façade du Vinci à Tours

Le Vinci de Tours

Centre international de congrès Tours - Val de Loire
26 Bd Heurteloup
BP 4225 37042 TOURS CEDEX 1
Tel : 02 47 70 70 70
Fax : 02 47 66 42 43
Web : http://www.vinci-conventions.com
E. mail : courrier@vinci-conventions.com

Salle François Ier, Le Vinci à Tours

Salle François Ier
2000 places, scène de 500 m², cadre de scène 19 x 11 m


Billet du 24 mars 1994 à Tours

Ce fut un soir en Mars, un samedi, le 26 de 1994
Ici même vous en souvenez vous
Pour la dernière fois
Barbara a chanté sur scène

"Je croyais avoir quitté à Tours ceux qui m'aiment, j'ai compris que, pour ne pas leur être infidèle, je leur devais, faute de scène, un disque, mais un disque conçu à la manière d'un récital."

Barbara est entrée sur scène comme d'habitude, les paumes de mains tournées vers le ciel, les bras en avant vers le public.
Elle s'accompagne au piano avec Gérard Daguerre à la direction musicale au piano et synthétiseurs, Jean Louis Hennequin aux percussions synthétiseurs et cordes et Serge Tomassi à l'accordéon bandonéon et synthétiseurs.
Barbara a chanté avec une force et une facilité déconcertante. Malgré sa grande fatigue elle a bluffé tout le monde.
Au moment de présenter ses musiciens, elle a fait venir sur scène l'ensemble de son équipe, techniciens, machinistes, etc….
Vers la fin du spectacle elle est descendue dans la salle. C'est la première fois qu'elle descendait dans « la fosse au lions » durant son spectacle.
A la toute fin du spectacle Barbara était en fond de scène, près d'une malle genre « corsaire », avec déjà les techniciens en train de démonter.


"Et quand le 26 mars 1994 après mon dernier concert à tours, je suis remontée dans la voiture, je peux vous dire que je n'étais plus qu'une femme épuisée, douloureuse, vidée, morcelée, déconstruite.
Après cette immense dernière fête, conduite par un Philippe silencieux, accompagnée par ma Béa qui se ratatinait pour ne me déranger en rien, j'étais prostrée, avec tout cet amour, ces regards, vos mains tendues.
Mais, malgré mon isolement, malgré ce long deuil que je venais de commencer, au terme de ma belle et intense vie de nomade, j'étais une femme heureuse...."

"Je savais que c'était mon ultime tournée. Alors j'ai chanté chaque soir comme si c'était la première et la dernière fois. J'ai tenu grâce au public et en même temps, j'avais l'impression de ressembler à un gant : comment te dire, tout en moi était retourné..."

"Plus jamais je ne rentrerai en scène.
Je ne chanterai jamais plus
Plus jamais revêtir le strass, le pailleté du velours noir.
Plus jamais cette attente dans les coulisses, le cœur à rompre.
Plus jamais le rideau qui s'ouvre, plus jamais le pied posé dans la lumière sur la note de cymbale éclatée.
Plus jamais descendre vers vous, venir à vous pour enfin nous retrouver."

Textes extraits de "Il était un piano noir" de Barbara


Le Vinci était plein pour Barbara. Parmi les 2 000 spectateurs, toute menue près des consoles, il y avait Liane Foly, venue incognito écouter son aînée.


Remerciements spéciaux à la direction du Vinci pour son aide et à Benoît pour sa documentation et "barbaraphilie" aiguë.


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