En
1941 Jacques Serf démobilisé, Ester et leurs deux enfants Jean et
Monique se posent à Tarbes. Jeanne Spire la grand tante paternelle les
accompagne.
Tarbes, préfecture des Hautes Pyrénées, posée au pied de la
montagne se situe en zone libre. Après maintes étapes la famille
espère trouver là un lieu de paix.
La famille s'installe dans une maison cossue, 3 bis rue des Carmes près de la place
Marcadieu. Monsieur et
madame Serf louent ce logement à deux étages donnant
sur une cour pavée et sur la rue des Carmes. La maison jouxte l'école sainte Thérèse.
Les
chambres des enfants se trouvent au premier étage. Monique pour la
première fois a une chambre à elle. Elle fréquente l'école communale et
son frère le lycée Théophile Gautier. Monique organise des spectacles
dans la buanderie au fond de la cour avec les autres enfants du
quartier.
Au mois de Mars son frère Jean naît.
C'est à Tarbes que
la vie de l'enfant Monique bascule par les actes
de son père. Elle gardera cette blessure en elle. Au fil des chansons
elle évoquera par petites touches cette meurtrissure. Ce n'est que
lorsqu'elle écrira ses mémoires "Il était un piano noir" qu'elle dévoilera cette douleur.
Mais la famille
apprend qu'elle a été dénoncée par "une âme
bienveillante". En hâte la famille quitte Tarbes en mai 1942. |